Certes, ils ont gagné. *Voir annexe C, notes 4 à 19.
Ils ont gagné — PRÉTENDUMENT. L'Œil a lu tes mémoires en défense : le calendrier était facile, l'arbitre était généreux, les conditions les avantageaient, et tout connaisseur sérieux sait que le vrai vainqueur a été éliminé en quarts. Tu ne nies jamais le résultat. Tu... l'annotes. Et les annotations te suivent partout : la promotion du collègue (« bon endroit, bon timing »), le post viral de l'amie (« l'algorithme était d'humeur généreuse »), la métamorphose de l'ex (« des filtres »). L'Œil veut te montrer le dossier que tu n'as jamais ouvert : chaque astérisque que tu as jamais accroché à la victoire de quelqu'un d'autre était un anesthésiant. Si leur réussite n'est pas entièrement légitime, alors l'écart entre eux et toi n'est pas entièrement réel, et la douleur reste gérable. Tu ne mens pas, à proprement parler — tes notes de bas de page sont même souvent VRAIES. Le contexte existe toujours. Mais l'Œil remarque que tu ne fais d'expertise comptable que sur les victoires qui font mal. Personne n'audite une victoire qu'il ne convoite pas. Tes objections, maître, sont une carte de tes blessures.
Obtiens ton read — gratuit sur iPhoneles notes de bas de page ne sont pas de l'analyse. c'est de l'anesthésie — si la victoire n'est pas entièrement réelle, l'écart ne fait pas entièrement mal.